vendredi, avril 4, 2025
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« 𝐈𝐥 𝐞𝐬𝐭 𝐦𝐨𝐫𝐭 à 𝐜𝐚𝐮𝐬𝐞 𝐝𝐞 𝐦𝐨𝐢 », 𝐚𝐯𝐨𝐮𝐞 𝐥𝐞 𝐩𝐫é𝐯𝐞𝐧𝐮.

S.A conducteur de tricycle domicilié à Bobo-Dioulasso, a comparu devant la chambre correctionnelle de ladite ville, le jeudi 20 fevrier 2025. Il était jugé en audience extraordinaire pour changement de direction sans indication préalable et homicide involontaire.

Le procureur du Faso près le TGI de Bobo-Dioulasso poursuivait pour manquement aux règles de conduite, une infraction qui a entraîné un accident de la circulation et causé la mort de F.S. Le prévenu a reconnu sans hésitation les faits qui lui étaient reprochés.

Selon le procureur, les événements remontent au 11 mai 2024 aux environs de 19 heures. Ce jour-là, alors qu’il circulait sur le boulevard de Bobo 2010, S.A a voulu changer de direction. Cependant, il n’a pas pris les précautions nécessaires pour s’assurer qu’il pouvait effectuer cette manœuvre en toute sécurité. C’est ainsi qu’il a percuté F.S qui circulait à moto.

Lorsqu’il a été interrogé par le président du tribunal sur son comportement au moment de l’accident, S.A a admis qu’il n’avait pas vérifié si un autre usager arrivait avant d’effectuer son virage. Après l’accident, la victime a été transportée dans un centre de santé mais a succombé à ses blessures quelques jours plus tard.

Le juge a alors posé une question directe au prévenu : Selon vous, pourquoi est-il mort ? Il est mort à cause de moi, a répondu S.A. À cause de l’accident que vous avez provoqué ? Oui », a-t-il confirmé. Le juge a saisi cette occasion pour rappeler l’importance du respect du Code de la route.

La route n’est pas à vous seul. Quand vous circulez, vous devez faire attention aux autres et respecter les règles, s’est-il adressé au prévenu. Le parquet a souligné la nécessité pour les conducteurs de tricycles d’assurer leurs engins afin que les assurances puissent couvrir les dommages en cas d’accident.

Estimant que les faits étaient établis, le procureur a requis une peine de 12 mois de prison avec sursis et une amende de 500 000 F CFA avec sursis.

Après délibération, le tribunal a reconnu S.A coupable et, en répression, l’a condamné à 24 mois de prison avec sursis ainsi qu’à une amende de 500 000 F CFA ferme.

Source : Sidwaya

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