vendredi, février 21, 2020
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Décès de Issiaka Ouattara, alias Wattao : le parcours d’un combattant de la liberté

Dans la nuit du dimanche à lundi, le colonel Major Issiaka Ouattara alias WATTAO a rendu l’âme aux Etats-Unis selon ses proches.
Ancien chef rebelle et commandant de zone ; il était l’un des anciens commandants de zones les plus emblématiques.
Il fut l’un des acteurs majeurs de la crise politico-militaire en Côte d’Ivoire de 2001 à 2011.
Le soldat s’est fait connaitre du public en 1990 en participant à une mutinerie.
Il faisait partie des jeunes soldats mené notamment par Ibrahim Coulibaly qui soutenaient la prise de pouvoir du Général Robert Guéï, lors du coup d’Etat de décembre 1999.
Chef rebelle et mutin ; ayant intégré la garde rapprochée du Général Robert Guéï, très proche d’Ibrahim Coulibaly ; il est accusé un an après de vouloir renverser le général au profit de l’opposant Alassane Ouattara.
Arrêté en Septembre 2000, lors d’une attaque du camp, Wattao, s’évade et s’exile au Burkina Faso.
Il avait quitté son poste à la garde républicaine pour le commandement des unités rattachées à l’état-major général des armées.
En 2002, il participe activement à la tentative du coup d’Etat du 19 Septembre opposant la rébellion des Forces nouvelles à l’armée loyale au président de la république de l’époque, Laurent Gbagbo.
Avec l’échec des opérations à Abidjan et dans le sud du pays, il rejoint les autres rebelles en rapatriant son unité à Bouaké.
La Côte d’Ivoire en situation de guerre civile est divisée en deux : les rebelles au nord et l’armée loyaliste au sud.
Wattao est nommé chef d’etat major par Guillaume Soro ; le secrétaire général des Forces Nouvelles.
Un rapport d’enquête de l’ONU accuse Wattao d’avoir tiré près de 640 millions de francs CFA de recettes annuelles de trafics en tous genres menés par ses hommes à Bouaké.
Un autre rapport des Nations unies datant d’octobre 2009 ; estime que 128 000 tonnes soit 10% de la production nationale d’alors étaient exportées illégalement vers les ports du Togo, du Ghana et dans une moindre du Sénégal et de la Guinée.
Lors de la crise de 2010-2011, occasionné par le refus de Laurent Gbagbo d’accepter la victoire de son rival Ouattara au second tour de la présidentielle, Wattao, et les autres commandants de Zone parviennent à vaincre l’armée loyale et arrêtent le président déchu dans sa résidence.
Sur des images diffusées par les télévisions du monde entier on le voit aider l’ancien homme fort d’Abidjan à enfiler une chemise.
En 2011 après la victoire contre le camp Gbagbo, les anciens commandants de zone des forces nouvelles intègrent l’armée régulière.
Issiaka Ouattara est nommé commandant en second de la Garde républicaine. Son rôle est alors d’assurer la sécurité du président de la République nouvellement installé.
Il est nommé, en 2013, commandant adjoint du centre de coordination des opérations décisionnelles (CCDO), une force mixte de près de 800 hommes chargée de sécuriser Abidjan.
En 2014, il est envoyé en formation à l’Académie royale militaire de Meknès, au royaume du Maroc.
Durant cette année Issiaka et les autres ex rebelles sont élevés au grade de lieutenant-colonel au début de lieutenant-colonel au début de l’année 2014.
Le 18 décembre dernier ; malgré sa maladie ; il avait été promu colonel major.

K.S
FASOINFOS.COM

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