Le camarade ministre de la Santé, Dr Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, a présidé, ce mardi 29 septembre 2026 à Ouagadougou, le lancement officiel de l’Enquête sur les indicateurs du paludisme et des hépatites B et C au Burkina Faso (EIPH-BF 2026), en présence de la ministre déléguée chargée du Budget, Fatoumata Bako/Traoré. Prévue dans les 17 régions, cette opération vise à produire des données actualisées pour mieux orienter les politiques de lutte contre ces maladies.
Troisième enquête nationale consacrée aux indicateurs du paludisme, l’EIPH-BF 2026 innove avec l’intégration, pour la première fois, d’un volet consacré aux hépatites virales B et C. Pour le camarade ministre de la Santé, cette innovation permettra de mieux connaître la situation sanitaire du pays et de disposer d’éléments objectifs pour renforcer la prévention, la vaccination et la prise en charge des hépatites. Elle permettra également de mesurer les progrès accomplis dans la lutte contre le paludisme et d’apprécier l’impact des interventions mises en œuvre ces dernières années.
L’opération intervient alors que les dernières données disponibles remontent à la période 2020-2022. Environ 7 800 ménages seront enquêtés dans les 17 régions par quelque 206 agents, mobilisés pendant deux mois. Une attention particulière sera accordée aux zones difficiles d’accès afin de favoriser une couverture effective du territoire.
Au-delà des entretiens auprès des ménages, l’enquête comportera un volet de dépistage biologique. Des prélèvements sanguins seront réalisés, notamment auprès des enfants de 6 mois à 9 ans pour le paludisme et des adultes de 15 à 64 ans pour les hépatites B et C. Les personnes dépistées positives au paludisme pourront bénéficier d’une prise en charge sur le terrain, tandis que les cas graves seront orientés vers les formations sanitaires appropriées. Les données relatives aux hépatites seront traitées dans le respect de la confidentialité.
Pour sécuriser la collecte, les enquêteurs, préalablement formés, utiliseront des tablettes pour transmettre les données vers un serveur central. Celles-ci seront contrôlées, validées et traitées avant leur exploitation par les experts de l’INSD.
Le camarade ministre de la Santé a appelé les populations à réserver un accueil favorable aux équipes. Il a rassuré que les tests sont gratuits, volontaires et confidentiels.
Avec l’EIPH-BF 2026, l’ambition est claire : mieux connaître pour mieux agir et disposer de données fiables pour renforcer durablement la lutte contre le paludisme et les hépatites B et C au Burkina Faso.
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DCRP/MS
