vendredi, août 7, 2026
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⚖️ V2- Verdict du vendredi : Pourquoi l’Afrique noire fait-elle pleurer ses enfants ?

L’Afrique noire pleure. Ses larmes ne naissent pas d’une fatalité géopolitique, mais d’une trahison orchestrée par ceux-là mêmes qui ont la charge de la protéger : ses chefs d’État. Derrière les discours officiels se cache une réalité glaçante où le continent sacrifie sa propre jeunesse sur l’autel des ambitions personnelles.

La boulimie du pouvoir et le règne de l’égoïsme
Il est grand temps de dénoncer cette insatiable boulimie du pouvoir qui ronge les sommets de nos États. L’appropriation cynique des biens publics est érigée en système, reléguant le bien-être des populations au tout dernier rang des priorités.

L’insouciance face à la misère ambiante n’a d’égale que l’égoïsme profond de dirigeants plus préoccupés par leur maintien au palais que par le développement de leur nation.

Une « coopération de portefeuille » face au monde
Pire encore, cette cupidité les rend vulnérables sur la scène internationale. La solidarité africaine est bien souvent une illusion, se réduisant à une simple coopération de portefeuille. Au lieu de faire front commun face aux puissances économiques, nos chefs d’État partent en rangs dispersés pour négocier les prix de vente de nos précieuses matières premières. Ils bradent la richesse du continent par pur individualisme, oubliant ce principe pourtant élémentaire : seule l’union fait la force.
L’héritage des grandes luttes historiques
L’histoire nous enseigne une vérité universelle et implacable : sans lutte, on ne peut obtenir aucun droit. Les quelques libertés dont les peuples jouissent aujourd’hui n’ont jamais été offertes par pure bonté d’âme. Elles ont été arrachées au prix de combats acharnés, portés par de grandes figures de l’histoire. L’indépendance gagnée par Kwame Nkrumah au Ghana, la résilience de Nelson Mandela, ou encore le rêve inébranlable de Martin Luther King nous rappellent une leçon essentielle : la dignité et les droits ne se quémandent pas, ils se conquièrent.
Le devoir d’exigence : le peuple comme unique souverain
Face à cette faillite de la gouvernance, le peuple ne peut plus demeurer un spectateur silencieux. Les citoyens se doivent d’être intransigeants et exigeants vis-à-vis de leurs présidents. La redevabilité n’est pas une faveur, c’est un droit absolu : les dirigeants doivent rendre compte de leur gestion.
La véritable force d’une nation, c’est son peuple. C’est cette masse qui légitime le pouvoir et qui, par essence, le détient. Si ceux qui gouvernent trahissent leur mandat et ne défendent plus les intérêts de la majorité, la population ne doit nourrir aucune hésitation à les chasser du pouvoir.
​Le courage ne devrait plus se mesurer aux vagues surmontées sur des embarcations de fortune. Il est grand temps que le peuple trouve la force d’affronter ceux qui confisquent son avenir, plutôt que d’aller affronter la mort dans les eaux de la mer.

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​✍🏾 Par AISSEGNAIMON — Juriste et éditorialiste engagée pour la justice et la dignité des peuples

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