lundi, février 9, 2026
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⚖️ ÉDITORIAL — Le coût de la vie : rareté réelle ou choix économiques ?

Partout dans le monde, le même constat s’impose:
vivre coûte de plus en plus cher.
Se nourrir, se loger, se soigner, se déplacer… ce qui relevait du quotidien devient un défi permanent pour des millions de familles.

Les revenus stagnent, mais les prix grimpent. Et une question traverse toutes les sociétés, sans distinction de frontières : s’agit-il d’une véritable rareté ou d’un système qui a fait d’autres choix ?

La rareté est souvent avancée comme explication. Rareté des ressources, tensions géopolitiques, crises successives.

Mais cette justification suffit-elle à expliquer une hausse généralisée, durable et parfois déconnectée des réalités locales ?

Car pendant que le coût de la vie explose, certaines activités prospèrent. Les marchés s’adaptent, les bénéfices se maintiennent, parfois augmentent.

Ce décalage alimente le sentiment que la cherté de la vie n’est pas seulement une fatalité, mais aussi le résultat de décisions économiques, de priorités fixées, de mécanismes que peu comprennent mais que beaucoup subissent.
Le plus préoccupant n’est pas seulement la hausse des prix.
C’est ce qu’elle produit sur les sociétés.

Quand vivre dignement devient difficile, l’angoisse s’installe. Les projets se réduisent, la confiance recule, la solidarité est mise à l’épreuve.

Les individus ne demandent pas l’abondance, mais la stabilité. Ils ne réclament pas le luxe, mais la possibilité de vivre sans peur du lendemain.

La cherté de la vie révèle un déséquilibre plus profond : un monde où l’économie semble parfois fonctionner indépendamment des réalités humaines.

Or, une économie qui fragilise ceux qu’elle est censée servir finit toujours par saper sa propre légitimité.
Poser la question n’est pas accuser.

C’est chercher à comprendre.
Comprendre si les choix faits aujourd’hui permettent réellement de protéger les populations, ou s’ils accentuent les fractures existantes.

Comprendre si l’économie reste un outil au service de la société, ou si elle est devenue une fin en soi.
Car une chose est certaine :
un monde où vivre devient un luxe ne peut être durablement stable.

✍🏾 Par AISSEGNAIMON — Juriste et éditorialiste engagée pour la justice et la dignité des peuples.
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Éditorial du lundi
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