Le Ministère de la Santé, à travers la Direction de la prévention et du contrôle des maladies non transmissibles (DPCM) en collaboration avec l’Organisation mondiale de la Santé (OMS Burkina), organise du 7 au 9 avril 2026 à Ouagadougou, un atelier dédié à l’intégration du cancer du col de l’utérus dans le paquet WHOPEN.
Présidée par la Directrice de la prévention et du contrôle des maladies non transmissibles, Dr Olivia Angèle-Marie Aoua Ouédraogo, représentant le Secrétaire général, cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la stratégie mondiale de l’OMS visant à accélérer l’élimination du cancer du col de l’utérus. Cette dynamique repose sur l’intégration des services de dépistage et de traitement au sein des soins de santé primaires et à renforcer la mise en œuvre des recommandations du Programme d’interventions essentielles de l’OMS pour les maladies non transmissibles (OMS PEN), en particulier celles relatives au cancer du col de l’utérus au niveau des soins de santé primaires.
Dans son allocution, Dr Ouédraogo a souligné que, dans une perspective de rapprochement de l’offre de soins des populations, l’atelier constitue une opportunité majeure pour élaborer une feuille de route ainsi qu’un plan d’action afin de renforcer efficacement le dépistage et la prise en charge de la maladie au sein des formations sanitaires périphériques.
Dr Ouédraogo a également exprimé le souhait que la feuille de route issue des travaux permette d’assurer la disponibilité des intrants, de favoriser une prise en charge concomitante et gratuite du dépistage et du traitement. Elle a en outre insisté sur la nécessité d’une remontée efficace des données, en vue d’éclairer la prise de décision en faveur de la lutte contre le cancer du col de l’utérus.
Quant au Représentant résident de l’OMS, Dr Seydou Coulibaly, il a rappelé qu’en Afrique, le cancer du col de l’utérus demeure l’un des cancers les plus répandus chez les femmes, avec environ 110 000 nouveaux cas détectés chaque année pour près de 70 000 décès, soit environ 65 % de la mortalité liée à cette pathologie.
Face à cette situation préoccupante, il a souligné la nécessité d’accompagner les pays dans la mise en œuvre de stratégies adaptées. À cet égard, l’intégration du cancer du col de l’utérus dans les soins de santé primaires, objet du présent atelier, constitue selon lui une approche innovante et porteuse.
Il a aussi rappelé que les soins de santé primaires constituent le socle de la couverture sanitaire universelle, affirmant que cette initiative contribuera significativement à la réduction de la mortalité et à l’amélioration de la santé des populations, en particulier celle des femmes.
Le Représentant résident a enfin assuré de la disponibilité de l’OMS à accompagner le Burkina Faso dans ses efforts, en vue de consolider et d’amplifier les acquis déjà enregistrés dans le domaine de la lutte contre cette pathologie.
Au cours des travaux les participants constitués notamment des Directeurs régionaux de santé ainsi que les acteurs du système de santé concernés travailleront pour l’intégration du dépistage, de la vaccination et de la prise en charge du cancer du col de l’utérus dans les formations sanitaires périphériques, à travers l’approche WHOPEN.
Pour mémoire, le WHOPEN est un ensemble d’interventions visant la prévention et la prise en charge des principales maladies non transmissibles, à travers des actions de sensibilisation et de soins intégrés.
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