Le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme (MCCAT), Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO, a procédé à la clôture des travaux de la rencontre des Directeurs de la cinématographie des États membres de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) et de la Guinée Conakry, ce 18 mars 2026 à Ouagadougou. La rencontre s’est achevée sur l’adoption d’engagements majeurs en faveur du développement du cinéma africain.
Dès l’entame de son discours, le Ministre en charge de la Culture a salué la qualité des échanges ainsi que l’engagement des participants, en ces termes : « l’avenir des cinémas d’Afrique dépend de nous et son ancrage véritable sera l’impérieuse résultante de la franche coopération et de la fraternelle solidarité entre nos États ». Il a souligné que cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de structuration d’une coopération sous-régionale durable dans le domaine du cinéma et de l’audiovisuel.
Les participants ont adopté la Déclaration de Ouagadougou sur la souveraineté audiovisuelle ainsi que le Plan d’actions de Ouagadougou (2026–2030), désormais érigés en feuille de route commune pour les États concernés.
Lue par le représentant de la Guinée Conakry, Amara TRAORÉ, cette déclaration consacre une volonté partagée de renforcer les politiques publiques en faveur du développement de l’industrie cinématographique et audiovisuelle. Elle prévoit notamment :
– l’institution d’un cadre permanent de concertation des Directeurs de la cinématographie des États membres de l’UEMOA et de la Guinée ;
– la mise en place d’un accord-cadre de collaboration régionale visant à renforcer les capacités de coproduction, la compétitivité des œuvres, l’harmonisation des normes et la lutte contre la piraterie ;
– la création d’un fonds régional de soutien au cinéma et à l’audiovisuel destiné à financer les coproductions, soutenir des projets à forte valeur ajoutée et promouvoir les œuvres dans les festivals internationaux ;
– l’engagement en faveur d’une directive régionale harmonisée pour encadrer les plateformes de streaming et de vidéo à la demande ;
– le développement d’un réseau intégré de diffusion, incluant des salles de cinéma interconnectées et une plateforme numérique commune de distribution des œuvres ;
– la création d’un marché régional du cinéma et de l’audiovisuel afin de renforcer les opportunités de distribution et d’investissement ;
– la mise en place d’un mécanisme régional de veille, sous forme d’observatoire de la souveraineté audiovisuelle.
Tout en saluant la Déclaration de Ouagadougou, le Ministre Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO a exhorté les Directeurs de la cinématographie et les partenaires à assurer un suivi rigoureux de la mise en œuvre du Plan d’actions adopté.
Pour lui, ces engagements constituent des avancées structurantes pour l’émergence d’industries cinématographiques africaines plus compétitives et mieux organisées.
Il a insisté sur la nécessité de traduire ces orientations en actions concrètes : « le véritable défi commence maintenant ; l’indépendance tant clamée et défendue passe nécessairement par l’image que nous donnons de nous. L’Afrique doit prendre sa place et donner de la voix à travers des productions dignes de nos identités culturelles diverses et de notre Histoire riche », a-t-il martelé.
La rencontre s’est achevée sur une note d’engagement et de responsabilité partagée, avec l’ambition de faire du cinéma un levier de souveraineté culturelle, de développement économique et de rayonnement du continent africain.
DCRP / MCCAT




