vendredi, février 20, 2026
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𝐋𝐮𝐭𝐭𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐞 𝐩𝐚𝐥𝐮𝐝𝐢𝐬𝐦𝐞 : à 𝐁𝐨𝐮𝐥𝐦𝐢𝐨𝐮𝐠𝐨𝐮, 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐬𝐚𝐥𝐮𝐞𝐧𝐭 𝐮𝐧𝐞 𝐜𝐡𝐮𝐭𝐞 𝐡𝐢𝐬𝐭𝐨𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐚𝐬 𝐞𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐝é𝐜è𝐬 𝐞𝐧 2025

L’année 2025 restera comme un tournant majeur dans la lutte contre le paludisme au Burkina Faso. Selon les données du Système national d’information sanitaire, consolidées dans l’Entrepôt de données sanitaires du Burkina Faso, le pays a enregistré une baisse globale de 32,17 % des cas, soit 3 475 742 cas en moins par rapport à 2024. Chez les enfants de moins de cinq ans, la réduction atteint 38,60 %. La tendance est tout aussi encourageante en matière de mortalité, avec une diminution de 43,83 % des décès au niveau national et de 40,44 % chez les moins de cinq ans.

‎Pour mieux comprendre les ressorts de cette performance, la Direction de la communication et des relations presse du ministère de la Santé s’est rendue ce jeudi 19 février 2026, dans le district sanitaire de Boulmiougou afin de recueillir les témoignages des acteurs de terrain.

‎Au Centre de santé et de promotion sociale (CSPS) du secteur 28, l’Infirmier chef de poste, Soungalo Soh, confie qu’en 2025, les pics saisonniers du paludisme, habituellement observés entre septembre et novembre, n’ont pas été enregistrés. Alors que la maladie constitue généralement la première cause de consultation, les formations sanitaires n’ont pas connu l’affluence habituelle. Pour lui, cette amélioration est le fruit d’une mise en œuvre plus efficace des stratégies nationales et d’une présence accrue des autorités sanitaires sur le terrain, favorisant l’adhésion des communautés. Il souligne également que l’appel du Chef de l’État a suscité une forte mobilisation populaire dans la lutte contre le paludisme.

‎Même constat du côté du chef coutumier, le Song-Kogle Naaba Sigri de Boonam, qui affirme avoir observé une nette diminution des cas au sein des populations. Il attribue ces résultats à l’efficacité des mesures gouvernementales, notamment les campagnes de chimioprévention du paludisme saisonnier, l’introduction du vaccin antipaludique et les nombreuses actions de sensibilisation sur l’assainissement et la destruction des gîtes larvaires. Il exprime sa reconnaissance au gouvernement et au ministère de la Santé pour les efforts consentis.

‎Dans le village de Tampouy, commune de Komsilga, l’agent de santé à base communautaire, Amadou Compaoré, confirme également cette tendance. Il met en avant l’intensification des causeries éducatives, des visites à domicile et des séances de sensibilisation sur les bonnes pratiques ainsi que l’importance du respect des doses administrées lors des campagnes de chimioprévention.

‎Au Centre médical avec antenne chirurgicale (CMA) de Pissy, le pédiatre, Dr Philémon Dao, observe une baisse significative des cas graves en 2025. Il explique que l’introduction du vaccin contre le paludisme en 2025, combinée à une prise en charge précoce et efficace des cas simples, a permis d’éviter de nombreuses complications. Le diagnostic rapide, la disponibilité des traitements et la gratuité des médicaments ont également favorisé une réduction des hospitalisations et des décès.

‎Pour sa part, Collette Kam/Lompo, Infirmière chef de poste de Boassa, lance un appel aux populations afin qu’elles continuent d’accueillir favorablement les distributeurs communautaires lors des campagnes de chimioprévention saisonnière, qu’elles administrent correctement les médicaments aux enfants, dorment sous moustiquaires imprégnées d’insecticide et veillent à l’assainissement de leur cadre de vie. Autant d’actions essentielles pour maintenir la dynamique et viser l’élimination du paludisme à l’horizon 2030.

‎À Boulmiougou comme dans le reste du pays, la synergie d’actions entre autorités sanitaires, leaders communautaires et populations apparaît ainsi comme la clé des progrès enregistrés en 2025 dans la lutte contre le paludisme.

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