Les conflits ne se limitent plus à quelques semaines : ils s’installent dans la durée.
Partout dans le monde, des guerres s’étirent, s’enracinent, se normalisent.
Elles ne font plus toujours la une des journaux, mais elles continuent de détruire des vies, des villes, des générations entières. Le bruit des armes finit par devenir un fond sonore permanent de l’actualité.
Le plus inquiétant n’est pas seulement la violence.
C’est son endurance.
Lorsque les conflits s’éternisent, ils cessent d’être perçus comme des urgences à résoudre et deviennent des situations à gérer. La paix, qui devrait être l’objectif central, glisse progressivement au second plan.
Les négociations s’enlisent, les intérêts s’installent, et les populations civiles paient le prix le plus lourd.
Comme le disait John F. Kennedy :
« L’humanité devra mettre fin à la guerre, ou la guerre mettra fin à l’humanité. »
Cette mise en garde reste d’une actualité troublante. Plus les conflits se prolongent, plus ils fragilisent les fondements mêmes des sociétés.
Chaque guerre prolongée laisse derrière elle une société vulnérable :
économie détruite, infrastructures effondrées, traumatismes invisibles. Les enfants grandissent dans la peur, les familles vivent dans l’incertitude, et l’exil devient une réalité durable plutôt qu’exceptionnelle.
Le danger est moral autant que politique.
À force d’habitude, la guerre perd son caractère d’horreur absolue. Elle devient un dossier diplomatique parmi d’autres, un calcul stratégique, une ligne budgétaire. Or, aucune guerre n’est abstraite. Derrière chaque statistique, il y a des vies humaines.
Comme le disait Nelson Mandela :
« La paix n’est pas seulement l’absence de conflit, mais la création d’un environnement où tous peuvent prospérer. »
La paix n’est donc pas un simple cessez-le-feu. Elle exige justice, stabilité et volonté politique.
Il ne s’agit pas d’ignorer la complexité des conflits ni les enjeux de sécurité. Mais lorsque la durée remplace l’urgence, le monde risque de s’habituer à l’inacceptable.
Une paix difficile vaut toujours mieux qu’une guerre interminable.
Car plus un conflit dure, plus il s’enracine dans les mémoires et plus la réconciliation devient fragile.
La paix ne devrait jamais devenir secondaire.
Elle devrait rester la priorité constante, même lorsque les intérêts s’opposent.
Un monde qui s’habitue aux guerres longues prépare des fractures longues.
✍🏾 Par AISSEGNAIMON — Juriste et éditorialiste engagée pour la justice et la dignité des peuples.
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